Le choix dépend d’abord de ce qui doit être déposé. Pour un cercueil, il y a la pleine terre ou le caveau. Pour une urne, il y a la cavurne, la case de columbarium, une sépulture existante ou le terrain commun ; et si l’on préfère ne pas conserver les cendres en un point précis, l’espace de dispersion d’un cimetière, le jardin du souvenir. Ensuite viennent le règlement du cimetière, la durée de la concession, l’entretien, le budget et le souhait de réunir la famille plus tard.
Cette page compare ces sépultures critère par critère, puis propose des questions à poser à la mairie pour décider. Elle ne donne aucun prix : les tarifs sont fixés localement. Chaque type est défini plus précisément dans le lexique ; ici, l’objectif est de vous aider à choisir.
À retenir
- Un cercueil se place en pleine terre ou en caveau ; une urne peut être inhumée dans une sépulture (dont la cavurne), déposée dans une case de columbarium ou scellée sur un monument.
- Le caveau n’est pas obligatoire, et une pierre tombale non plus.
- Les cendres reçoivent une seule destination : elles ne peuvent pas être partagées entre plusieurs lieux.
- Durée, prix, nombre de places et dimensions dépendent de la commune et de son règlement de cimetière.
- Pour réunir la famille plus tard, c’est le type de concession (individuelle, collective, familiale) qui décide.
- Retirer une urne ou un cercueil d’une sépulture est une exhumation soumise à l’autorisation du maire.
Ce que la loi prévoit pour chaque sépulture
Pour un cercueil. L’inhumation a lieu au cimetière, en terrain commun (emplacement individuel gratuit, pour une durée minimale de 5 ans) ou dans une concession payante [2]. Le cercueil est alors placé directement dans la fosse (pleine terre) ou dans un caveau, ouvrage souterrain. La commune peut concéder des terrains dans lesquels les bénéficiaires installent des caveaux, des monuments et des tombeaux (CGCT, L. 2223-13) [6].
Pour une urne. Le Code général des collectivités territoriales (L. 2223-18-2) [5] prévoit que les cendres sont, en totalité, soit conservées dans l’urne (qui peut être inhumée dans une sépulture, déposée dans une case de columbarium ou scellée sur un monument funéraire, en cimetière ou en site cinéraire), soit dispersées dans un espace aménagé d’un cimetière ou d’un site cinéraire, soit dispersées en pleine nature hors des voies publiques. L’article L. 2223-13 permet à la commune de concéder des espaces pour le dépôt ou l’inhumation des urnes [6]. Service-Public ajoute que l’urne peut être enterrée gratuitement en terrain commun, pour au moins 5 ans [1].
La cavurne, petit caveau enterré destiné aux urnes, est présentée dans le lexique : cavurne. Le columbarium et le jardin du souvenir y ont aussi leur définition.
Tableau de comparaison par critère
Le tableau reprend ce que les textes nationaux disent, et signale quand la réponse relève de la commune. « Règlement local » signifie qu’aucune règle nationale n’a été identifiée dans les sources consultées.
| Critère | Pleine terre | Caveau | Cavurne | Case de columbarium | Jardin du souvenir |
|---|---|---|---|---|---|
| Ce qu’il accueille | Un cercueil, placé directement dans la fosse | Un cercueil ; une urne peut aussi y être inhumée | Une urne | Une urne | Aucune urne : les cendres sont dispersées |
| Pour qui | Inhumation | Inhumation (ou urne dans une sépulture existante) | Crémation | Crémation | Crémation |
| Nombre de places | Règlement local | Règlement local et conception de l’ouvrage | Règlement local | Règlement local | Sans objet |
| Durée | Terrain commun : 5 ans minimum ; concession : durée choisie | Concession : temporaire (jusqu’à 15 ans), 30 ans, 50 ans ou perpétuelle selon l’offre de la commune | Concession : mêmes catégories légales, selon l’offre de la commune | Idem, selon l’offre de la commune | Règlement du site |
| Entretien | Règlement du cimetière | Règlement du cimetière | Règlement du cimetière | Règlement du cimetière ou du site | Règlement du site |
| Coût | Voir le devis et le tarif communal | Concession plus caveau, voir le devis | Concession plus ouvrage, voir le devis | Tarif communal ou du site | Voir le devis |
| Réunir la famille plus tard | Selon la concession (collective ou familiale) | Selon la concession ; le caveau peut contenir plusieurs places | Selon la concession | Selon le règlement du site | Impossible : pas de lieu où retrouver les cendres |
| Autorisation | Autorisation d’inhumer du maire | Autorisation d’inhumer du maire | Autorisation du maire (R. 2213-39) [8] | Autorisation du maire (R. 2213-39) [8] | Autorisation du maire (R. 2213-39) [8] |
La concession donne seulement un droit d’usage : le terrain reste à la commune [3]. Les obligations d’entretien se lisent dans l’acte et le règlement du cimetière. Pour le détail, voir le guide sur la concession funéraire.
Durée, entretien et fin de concession
Une concession est un droit d’usage pour une durée fixée dans l’acte ; la commune reste propriétaire du terrain. L’article L. 2223-14 du CGCT prévoit les concessions temporaires (quinze ans au plus), de 30 ans, de 50 ans et perpétuelles, sans obliger la commune à toutes les proposer [7]. Le tarif est fixé par le conseil municipal et le renouvellement se demande dans les deux ans suivant l’échéance [3].
Ces règles valent pour une tombe comme pour un emplacement de cavurne ou de columbarium concédé par la commune. Les durées effectivement proposées pour les espaces cinéraires varient : demandez-les à la mairie.
Le terrain commun, lui, est gratuit mais la commune peut le reprendre après les 5 ans minimum [2]. Si la famille veut garder le lieu de repos longtemps, une concession renouvelable est plus sûre ; si elle accepte un lieu qui sera repris, le terrain commun peut convenir.
Choisir selon qu’il s’agit d’une inhumation ou d’une crémation
Si le défunt sera inhumé
Le choix est entre trois situations : le terrain commun, une concession en pleine terre, ou une concession avec un caveau. Le caveau n’est pas obligatoire et le monument non plus [2]. La pleine terre convient quand la famille n’a pas besoin d’un ouvrage ; le caveau offre une construction qui peut accueillir plusieurs places, ce qui prépare des inhumations ultérieures. Les caveaux, monuments et tombeaux se construisent dans le cadre de la concession et du règlement du cimetière [6]. Le caveau provisoire, lui, ne sert qu’à un dépôt de 6 mois au plus [2].
Si une crémation est prévue
Les cendres peuvent être conservées dans une urne (cavurne, columbarium, sépulture existante, scellement, terrain commun) ou dispersées. Quatre questions aident à trancher.
- La famille souhaite-t-elle un lieu précis où se recueillir ? Si oui, la cavurne ou la case de columbarium conserve l’urne. Le jardin du souvenir ne laisse aucun point de repère unique.
- Faut-il une sépulture déjà existante ? Si une tombe de famille a de la place, l’urne peut y être déposée. Voir l’urne dans une tombe de famille.
- Les cendres seront-elles partagées ? Non : la totalité reçoit une seule destination.
- Que dit le défunt ? À défaut de volonté exprimée, la famille décide [1].
Pour les autres destinations (pleine nature, mer, propriété privée), voir le guide sur les cendres après une crémation.
Réunir la famille : concession et exhumation
La possibilité de réunir la famille tient à la concession. Une concession individuelle ne reçoit que son titulaire ; une concession collective, les personnes nommées dans l’acte ; une concession familiale, le fondateur et sa famille directe, conjoint compris [3]. Au décès du fondateur, la concession passe à ses héritiers en indivision, qui ne peuvent pas en changer l’affectation. Le droit à sépulture dans une commune ne donne pas droit à une concession déterminée : le maire peut la refuser, par exemple faute de place [3].
Une réunion ultérieure passe parfois par une exhumation : transférer un défunt vers une autre sépulture, réduire ou regrouper des restes, ou retirer une urne d’une case de columbarium ou d’une concession cinéraire, ce qui est aussi une exhumation [4]. Seul le plus proche parent peut la demander et le maire de la commune où elle a lieu l’autorise (CGCT, R. 2213-40) [9]. Les frais sont à la charge de la famille. Le détail figure dans la page sur l’exhumation.
Règlement du cimetière et questions à poser à la mairie
Le règlement du cimetière fixe les dimensions des ouvrages, le nombre d’urnes, les monuments admis et les horaires. Demandez-le avant tout achat. Voici une liste de questions à poser :
- Quelles durées de concession la commune propose-t-elle, et à quel tarif ?
- Le cimetière dispose-t-il d’un columbarium, de cavurnes, d’un jardin du souvenir ?
- Combien de cercueils ou d’urnes peut accueillir l’emplacement envisagé ?
- Quelles dimensions de caveau, de monument ou de plaque sont autorisées ?
- Qui assure l’ouverture de la sépulture et le dépôt de l’urne ?
- Que se passe-t-il à l’échéance de la concession ?
- Quelles pièces faut-il pour l’autorisation du maire ? Aucune liste nationale uniforme n’a été identifiée.
Coût : où trouver les prix
Aucun prix national n’est donné ici : le tarif de la concession est voté par la commune, et le caveau, le monument ou l’urne dépendent du professionnel. Pour des montants réels, consultez les tarifs de la commune et un devis détaillé. Voir le guide sur les prix des obsèques et celui sur la concession funéraire, qui donne des exemples locaux datés.
Questions fréquentes
Un caveau est-il obligatoire pour être inhumé ?
Non. Le cercueil peut être placé en pleine terre, y compris dans une concession, et en terrain commun l’emplacement est individuel et gratuit pour au moins 5 ans. Une pierre tombale n’est pas obligatoire non plus [2].
Peut-on déposer une urne dans un caveau plutôt que dans une cavurne ?
Oui, l’urne peut être inhumée dans une sépulture, dont un caveau, sous réserve de l’accord des titulaires de la concession et de l’autorisation du maire. Le guide sur l’urne dans une tombe de famille détaille la démarche.
Peut-on diviser les cendres entre un columbarium et un jardin du souvenir ?
Non. Les cendres sont déposées ou dispersées « en leur totalité » : la loi ne permet pas de les répartir entre plusieurs lieux ou plusieurs proches (CGCT, L. 2223-18-2) [5].
Quelle sépulture permet de réunir toute la famille ?
Celle dont la concession est familiale ou collective, sous réserve de la place disponible et du règlement du cimetière. Une concession individuelle ne reçoit que son titulaire [3].
Peut-on déplacer une urne plus tard ?
Oui, mais le retrait d’une urne d’une case de columbarium ou d’une concession cinéraire est considéré comme une exhumation : il faut la demande du plus proche parent et l’autorisation du maire [4] [9].
Que faire ensuite ?
- Concession funéraire : durées, renouvellement et reprise
- Urne dans une tombe de famille : démarches
- Cendres après une crémation : destinations légales
- Inhumation : déroulement, délais et règles
- Terrain commun : sépulture gratuite et reprise
- Exhumation : qui demande, qui autorise
Sources
- Service-Public — Crémation : destinations des cendres (vérifié le 01/10/2026) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1558 — consulté le 24/10/2026.
- Service-Public — Inhumation (vérifié le 01/10/2026) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14935 — consulté le 24/10/2026.
- Service-Public — Concession funéraire (vérifié le 07/02/2025) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31001 — consulté le 24/10/2026.
- Service-Public — Exhumation d’un corps — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1115 — consulté le 24/10/2026.
- Légifrance — CGCT, article L. 2223-18-2 (version du 21/12/2008) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019983172 — consulté le 24/10/2026.
- Légifrance — CGCT, article L. 2223-13 (version du 21/12/2008) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019983205 — consulté le 24/10/2026.
- Légifrance — CGCT, article L. 2223-14 (version du 24/02/1996) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006390288 — consulté le 24/10/2026.
- Légifrance — CGCT, article R. 2213-39 (version du 31/01/2011) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000023512820 — consulté le 24/10/2026.
- Légifrance — CGCT, article R. 2213-40 (version du 29/09/2016) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033159758 — consulté le 24/10/2026.