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Lexique funéraire

Columbarium

Ensemble de cases, situé dans un cimetière ou un site cinéraire, où l'on dépose l'urne contenant les cendres d'un défunt après une crémation.

Le columbarium (on rencontre aussi l’orthographe « colombarium », mais les textes écrivent « columbarium ») accueille l’urne après une crémation : celle-ci est déposée dans une case, située en cimetière ou dans un site cinéraire. Contrairement à la dispersion, les cendres restent rassemblées dans l’urne, qui porte une plaque d’identification (CGCT, L. 2223-18-1). La capacité et les caractéristiques des cases relèvent du site concerné : elles ne sont pas fixées au niveau national dans les sources consultées.

Le dépôt de l’urne en case de columbarium fait partie des destinations légales des cendres (CGCT, L. 2223-18-2). Le texte vise le dépôt de l’urne dans une case, sans que les sources consultées distinguent case individuelle et case familiale (voir les questions fréquentes). Toutes les cendres doivent recevoir la même destination : le partage entre plusieurs proches ou plusieurs lieux n’est pas permis. Le choix relève de la personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles, parmi les destinations autorisées.

Quelles autorisations pour déposer une urne ?

  • Cimetière ou site cinéraire faisant l’objet de concessions : le dépôt de l’urne en columbarium nécessite l’autorisation du maire de la commune de l’opération (CGCT, R. 2213-39).
  • Site cinéraire sans concession : le dépôt et le retrait d’une urne relèvent d’une déclaration préalable au maire de la commune d’implantation (CGCT, R. 2223-23-3).
  • Le retrait d’une urne d’une concession nécessite l’autorisation du maire, selon les règles visées par l’article R. 2213-40.

Aucune liste uniforme de justificatifs à l’échelle nationale n’a été identifiée. Le gestionnaire du site et la mairie fournissent la liste applicable.

En quoi diffère-t-il des termes voisins ?

Terme Définition Ce que devient l’urne
Columbarium Ensemble de cases pour urnes, en cimetière ou site cinéraire Déposée dans une case
Jardin du souvenir Espace aménagé de dispersion des cendres, en cimetière ou site cinéraire Aucun dépôt : les cendres sont dispersées
Cavurne Petit caveau enterré destiné aux urnes Inhumée dans un emplacement souterrain
Caveau Ouvrage souterrain accueillant un cercueil ; une urne peut aussi y être inhumée Selon l’usage choisi

Le columbarium et la cavurne conservent chacun l’urne à un emplacement précis ; seul le jardin du souvenir se limite à la dispersion. Le tableau complet des destinations (dispersion en pleine nature, scellement sur une tombe, propriété privée, etc.) figure dans le guide sur les cendres après une crémation.

Questions fréquentes

Colombarium ou columbarium : quelle orthographe ?

Les deux graphies circulent. Les textes cités ici écrivent « columbarium », terme employé sur cette page ; le sens est le même : un ensemble de cases destinées à recevoir des urnes, en cimetière ou en site cinéraire.

Existe-t-il des columbariums ou des cases individuels et familiaux ?

Les sources consultées ne distinguent pas de case individuelle ou familiale : elles prévoient le dépôt de l’urne dans une case de columbarium (CGCT, L. 2223-18-2). La capacité et les caractéristiques des cases relèvent du site concerné : le gestionnaire ou la mairie indique ce qui est proposé. Comme toutes les cendres reçoivent une seule destination, elles ne peuvent pas être réparties entre plusieurs cases ou plusieurs lieux.

Faut-il une autorisation pour déposer une urne en columbarium ?

Oui, selon le site. Dans un cimetière ou un site cinéraire faisant l’objet de concessions, le dépôt nécessite l’autorisation du maire de la commune de l’opération (CGCT, R. 2213-39). Dans un site cinéraire sans concession, il relève d’une déclaration préalable au maire de la commune d’implantation (CGCT, R. 2223-23-3).

Peut-on retirer une urne d’un columbarium ?

Le retrait d’une urne d’une concession nécessite l’autorisation du maire, selon les règles visées par l’article R. 2213-40 du CGCT ; dans un site cinéraire sans concession, le retrait relève de la déclaration préalable prévue par l’article R. 2223-23-3.

Peut-on garder l’urne chez soi plutôt que de la déposer en columbarium ?

La conservation à domicile n’est plus une destination admise pour les nouvelles urnes. Le guide de la DGCL précise toutefois que les urnes déjà conservées chez des particuliers avant la loi du 19 décembre 2008 peuvent y rester, cette loi n’étant pas rétroactive. Les destinations autorisées sont détaillées dans le guide sur les cendres après une crémation.

Voir aussi

Sources

  1. Légifrance — CGCT, article L. 2223-18-1 (version du 21/12/2008) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019983175 — consulté le 19/09/2026.
  2. Légifrance — CGCT, article L. 2223-18-2 (version du 21/12/2008) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019983172 — consulté le 19/09/2026.
  3. Légifrance — CGCT, article R. 2213-39 (version du 31/01/2011) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000023512820 — consulté le 19/09/2026.
  4. Légifrance — CGCT, article R. 2223-23-3 (version du 31/01/2011) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000023508568 — consulté le 19/09/2026.
  5. DGCL — Guide de recommandations relatif aux urnes funéraires et aux sites cinéraires (mars 2026, p. 7) — https://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/files/3.%20Animer%20les%20territoires/3.%20Les%20services%20%C3%A0%20la%20population/Guide%20urnes%20mars%202026.pdf — consulté le 19/09/2026.