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Lexique funéraire

Reprise de concession

Retour à la commune d’un terrain concédé dans un cimetière, après une concession échue non renouvelée ou un état d’abandon constaté.

La reprise de concession est le retour à la commune d’un terrain concédé dans un cimetière, soit parce que la concession arrivée à échéance n’a pas été renouvelée, soit parce qu’elle a été constatée en état d’abandon.

Deux situations distinctes

Concession échue Concession en état d’abandon
Concessions visées Temporaires, trentenaires, cinquantenaires (CGCT, L. 2223-15) Plus de 30 ans, dernière inhumation remontant à au moins 10 ans (CGCT, R. 2223-12)
Point de départ Fin de la période concédée sans renouvellement Procès-verbal de constat d’abandon dressé par le maire
Délai Reprise possible deux ans révolus après l’échéance Un an après la publicité du constat (CGCT, L. 2223-17)
Décision Retour du terrain à la commune Saisine du conseil municipal, puis arrêté du maire

Concession échue

Pendant les deux ans qui suivent l’échéance, le concessionnaire ou ses ayants droit peuvent encore la renouveler, au tarif en vigueur au moment du renouvellement ; la commune doit les informer de ce droit par tout moyen (CGCT, L. 2223-15). Le renouvellement est détaillé dans le guide sur la concession funéraire.

Concession en état d’abandon

  1. Le maire constate l’abandon sur place ; les descendants ou successeurs connus sont avisés un mois avant (CGCT, R. 2223-13).
  2. Le procès-verbal leur est notifié avec une mise en demeure de remettre la concession en état, et il est affiché à la mairie et à la porte du cimetière (R. 2223-15 à R. 2223-17).
  3. Si l’abandon persiste un an après, un nouveau procès-verbal est dressé ; un mois après sa notification, le conseil municipal peut être saisi (R. 2223-18).
  4. Un arrêté du maire prononce la reprise (R. 2223-19).

Pour une personne inscrite « Mort pour la France », la reprise d’une concession perpétuelle ou centenaire n’est possible que 50 ans après l’inhumation (R. 2223-22).

Que deviennent les restes et le monument ?

Trente jours après la publication et la notification de l’arrêté, le maire peut faire enlever les monuments (sépulture et marbrerie) et fait procéder à l’exhumation : les restes de chaque concession sont réunis dans un cercueil de dimensions appropriées (R. 2223-20). Ils sont réinhumés dans l’ossuaire, ou le maire peut faire procéder à leur crémation (CGCT, L. 2223-4). Service Public indique que ces opérations sont à la charge de la commune.

Voir aussi

Sources

  1. Légifrance — CGCT, L. 2223-15 (renouvellement, délai de deux ans, information ; version depuis le 23/02/2022) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045214452 — consulté le 23/10/2026.
  2. Légifrance — CGCT, L. 2223-17 (reprise des concessions en état d’abandon ; version depuis le 23/02/2022) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045214446 — consulté le 23/10/2026.
  3. Légifrance — CGCT, sous-section Concessions, R. 2223-10 à R. 2223-23 (R. 2223-18 en version depuis le 07/08/2022) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070633/LEGISCTA000006192669/ — consulté le 23/10/2026.
  4. Légifrance — CGCT, L. 2223-4 (ossuaire et crémation des restes exhumés ; version depuis le 31/12/2025) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053216809 — consulté le 23/10/2026.
  5. Service Public — Qu’est-ce qu’une concession funéraire ? (vérifié le 07/02/2025) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31001 — consulté le 23/10/2026.
  6. Service Public — Dans quel cas peut-on procéder à l’exhumation d’un corps ? (vérifié le 16/07/2025) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1115 — consulté le 23/10/2026.