Aller au contenu

Cérémonie et hommage

Avis de décès et faire-part : différence, mentions habituelles et vie privée

Mis à jour le · Sources vérifiées le

Pour annoncer un décès, on parle d’avis de décès lorsque l’annonce s’adresse au public (presse, site en ligne) et de faire-part lorsqu’elle est adressée à des personnes déterminées (courrier, message). Cette distinction est un usage : aucune définition juridique distincte de ces deux termes n’a été identifiée dans les sources consultées, et les mots se croisent dans la pratique.

Cette page explique les deux formes, les mentions que l’on retrouve habituellement, le fonctionnement d’une publication dans la presse ou en ligne, et les précautions à prendre pour les données personnelles des proches vivants.

À retenir

  • La différence entre avis de décès et faire-part est une distinction d’usage, pas une catégorie juridique : aucune définition juridique distincte n’a été identifiée.
  • Aucune liste de mentions obligatoires n’a été identifiée pour un avis de décès de presse : les mentions habituelles relèvent de l’usage, de la volonté de la famille et des exigences du journal.
  • Aucun délai général pour publier un avis ou envoyer un faire-part n’a été identifié ; l’usage est de le faire avant les obsèques lorsqu’il sert à informer de la cérémonie.
  • Les données des personnes décédées échappent au RGPD, mais les noms et coordonnées de proches vivants restent des données personnelles : les publier avec prudence.
  • Les conditions et les tarifs de publication dépendent de chaque journal ou plateforme ; cette page n’en donne aucun.
  • Les deux formes se complètent : un faire-part pour prévenir personnellement les proches, un avis pour informer les autres de la cérémonie.
  • Cette page propose une trame et deux modèles de texte sobres, à adapter, ainsi qu’un message type pour les proches éloignés.

Avis de décès et faire-part : une distinction d’usage

Le faire-part est une communication adressée à des destinataires déterminés, traditionnellement par courrier et aujourd’hui aussi sous forme numérique (courriel, message). Il annonce le décès et, souvent, les informations relatives aux obsèques. Il relève avant tout de l’usage social et familial.

L’avis de décès est une annonce destinée au public. Il est publié notamment dans la presse, sur un site d’avis de décès ou parfois sur le site d’un opérateur funéraire. Il peut lui aussi indiquer la date et le lieu des obsèques, les volontés de la famille et les modalités de condoléances.

Faire-part Avis de décès
Destinataires Personnes déterminées Public
Supports habituels Courrier, courriel, message Presse, sites d’avis en ligne, parfois site d’un opérateur
Statut Usage social et familial Usage ; publication soumise aux conditions du support

Aucune définition juridique nationale de cette différence n’a été identifiée dans les sources consultées. Ce sont deux usages, que l’on utilise selon le public visé. Pour le choix des mots « obsèques », « funérailles » ou « enterrement » dans le texte lui-même, voir obsèques ou funérailles : quelle différence.

Faire livrer des fleurs pour les obsèques

Bouquets, gerbes et compositions de deuil peuvent être livrés sur le lieu de la cérémonie.

Voir les fleurs de deuil

Vérifiez auprès du fleuriste les délais et la possibilité de livrer sur le lieu de la cérémonie.

Lien partenaire affilié : Repère Funéraire peut percevoir une commission si une commande est réalisée.

Faire-part ou avis dans la presse : lequel choisir ?

Il n’y a pas de choix obligatoire, ni d’exclusivité : beaucoup de familles combinent les deux. Ce qui guide la décision, c’est le public que l’on veut atteindre et le temps dont on dispose.

Situation Forme qui convient souvent Pourquoi
Prévenir la famille proche et les amis intimes Appel, message personnel, faire-part On apprend un décès de vive voix ou par un message adressé, pas par un journal
Informer un entourage large (voisinage, anciens collègues, associations) Avis dans la presse locale ou en ligne On ne connaît pas toujours toutes les personnes qui souhaitent venir
Famille dispersée dans plusieurs régions ou pays Faire-part numérique et avis en ligne Le message arrive vite et peut être transféré

Une règle simple : les proches se préviennent directement avant toute publication. Personne ne devrait apprendre le décès d’un parent ou d’un ami par un avis imprimé, un site ou un réseau social.

Qui rédige et qui envoie ?

Aucune règle nationale désignant la personne chargée de rédiger ou d’expédier un faire-part n’a été identifiée. En pratique :

  • Un membre de la famille rédige le texte, souvent le conjoint, un enfant ou la personne qui organise les obsèques. Les noms de la famille y figurent généralement avec l’accord de chacun.
  • Les pompes funèbres peuvent proposer un modèle, imprimer des faire-part ou transmettre l’avis au journal. Ce service figure alors sur le devis (voir devis obsèques).

Lorsque plusieurs personnes parlent au nom de la famille, mieux vaut un seul texte relu par tous : une date ou une heure de cérémonie différente d’un support à l’autre crée de la confusion. Service Public cite l’« avis d’obsèques » et les « courriers d’invitation et de remerciements » parmi les frais funéraires (liste non exhaustive, page vérifiée le 01/01/2026) : leur coût entre dans les frais d’obsèques, détaillés dans publier un avis de décès.

Mentions habituelles : un usage, pas une obligation

Aucune liste de mentions obligatoires pour un avis de décès de presse, ni aucun modèle imposé pour un faire-part, n’a été identifié dans les sources consultées ; le journal ou l’imprimeur indique ses exigences. Ce que l’on retrouve le plus souvent relève de la pratique courante :

  • le nom et le prénom de la personne décédée ;
  • son âge ou son année de naissance ;
  • la date du décès ;
  • la commune de résidence ;
  • les noms des proches ;
  • la date, l’heure et le lieu de la cérémonie ;
  • la mention d’une inhumation ou d’une crémation, si la famille souhaite la préciser ;
  • le lieu de recueillement ;
  • une formule de condoléances ;
  • un souhait concernant les fleurs, les plaques ou les dons (voir fleurs pour un enterrement et dons à la place des fleurs).

Chaque famille choisit ce qu’elle indique et ce qu’elle laisse de côté. Un texte plus court n’est pas moins valable.

Rédiger le texte : trame et modèles sobres

Un faire-part ou un avis tient en quelques lignes. Voici une trame, dans l’ordre où l’on lit habituellement ces annonces, puis deux modèles à adapter. Les crochets indiquent ce que vous remplacez ; supprimez ce qui ne vous concerne pas.

La trame

  1. Annoncer le décès en une phrase, avec la date et l’âge si la famille le souhaite.
  2. Identifier la personne : prénom, nom, et le nom d’usage ou de naissance si cela aide à la reconnaître.
  3. Citer les proches : le conjoint, les enfants, les petits-enfants, la famille, dans l’ordre et avec la mise en forme que la famille choisit.
  4. Indiquer la cérémonie : jour, heure, lieu précis (église, salle de la chambre funéraire, crématorium, cimetière) et suite éventuelle (inhumation, crémation, réception).
  5. Préciser les souhaits : fleurs, plaques, dons, ou « ni fleurs ni couronnes » ; la mention d’une cérémonie dans l’intimité ou d’un recueillement possible.
  6. Clore par une formule sobre, par exemple « La famille remercie toutes les personnes qui s’associent à sa peine ».

Les formules des modèles ci-dessous sont courantes sans être imposées : une phrase simple et sincère convient aussi bien. Pour les adaptations selon la foi de la famille, voir les guides par culte dans cérémonie et hommage.

Modèle 1 : faire-part adressé aux proches

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de [Prénom NOM], survenu le [date] à [commune], à l’âge de [âge] ans.

[Conjoint], ses enfants [prénoms], ses petits-enfants et toute la famille vous remercient de vous associer à leur peine.

La cérémonie aura lieu le [jour et date] à [heure], à [lieu de la cérémonie], suivie de [l’inhumation au cimetière de [commune] / la crémation].

Un temps de recueillement est possible à [lieu de recueillement] le [jour] de [heure] à [heure].

Ni fleurs ni couronnes ; des dons seront reçus au profit de [association].

Modèle 2 : avis public, version courte

[Commune] : [Prénom NOM], [âge] ans, est décédé(e) le [date]. Ses obsèques seront célébrées le [jour et date] à [heure], en [église / salle / crématorium] de [commune]. La famille remercie toutes les personnes qui s’associent à sa peine.

Le second modèle ne cite ni adresse ni coordonnées. Dans la presse, la longueur influe sur le prix : demandez au journal comment il décompte le texte avant de valider. Pour reprendre les informations dans un livret remis lors de la cérémonie, voir livret de cérémonie funéraire.

Quand publier ?

Aucun délai général pour publier un avis de décès ni pour envoyer un faire-part n’a été identifié. L’usage est de le faire avant les obsèques lorsque l’annonce sert à informer de la cérémonie ; le calendrier pratique dépend surtout de la date des obsèques et des délais de parution du support choisi. Qui s’en charge, ce que cela coûte et qui le paie : voir publier un avis de décès. Pour les délais qui encadrent les obsèques elles-mêmes, voir organiser des obsèques.

Service Public indique que l’inhumation ou la crémation doit avoir lieu au plus tard 14 jours calendaires après le décès, dimanches et jours fériés inclus, depuis un décret du 10 juillet 2024 (actualité du 17/07/2024). Ce délai maximal laisse en pratique quelques jours pour prévenir : on commence donc par les proches, puis on fixe la cérémonie, puis on publie. Un déroulé possible :

  1. Prévenir les proches directement, de vive voix ou par message, avant tout texte écrit.
  2. Fixer la date, l’heure et le lieu avec l’opérateur funéraire et le lieu de culte ou de cérémonie.
  3. Rédiger un texte unique et le faire relire par les personnes citées.
  4. Transmettre l’avis au journal ou au site, puis envoyer les faire-part numériques ou postaux.
  5. Mettre à jour l’information si la cérémonie change, par un second message court.

Publier dans la presse locale

Le fonctionnement varie selon le journal. On retrouve en général les étapes suivantes :

  1. saisie de l’annonce auprès du service des annonces ou des avis de décès ;
  2. validation du texte ;
  3. choix de l’édition géographique ;
  4. choix du format ;
  5. facturation selon la grille du journal.

Les tarifs dépendent du journal, de l’édition et du format : cette page n’indique aucun montant, faute de grille officielle stable et commune à tous les titres. Les avis de presse et les faire-part figurent, dans le vocabulaire du secteur, parmi les prestations ou fournitures facultatives : voir organiser des obsèques et devis obsèques pour la façon dont elles peuvent apparaître (ou non) dans le devis d’un opérateur.

Concernant les justificatifs, aucune obligation nationale de remettre systématiquement un acte de décès au journal n’a été identifiée : cela relève de la politique de chaque titre, à demander au journal. Il faut prévoir un texte validé par la famille, des informations exactes sur la cérémonie et, selon le journal, une validation de l’opérateur funéraire.

Les avis en ligne

Des plateformes permettent de publier un avis, de proposer un registre de condoléances, de partager les informations de la cérémonie, de déposer des bougies ou des messages, voire d’organiser une collecte ou des dons. La modération, la durée de publication, l’indexation par les moteurs de recherche et la suppression d’un avis dépendent des conditions de chaque service : il faut les lire avant de publier.

Repère Funéraire publie les avis de décès récents, classés par département et par commune, avec la date et le lieu des obsèques quand ils sont connus ; la famille peut demander le retrait d’un avis à tout moment, depuis la page de l’avis. Pour retrouver un avis paru ailleurs (presse, mairie, fichiers publics), voir comment trouver un avis de décès.

Pour répondre aux messages reçus, voir message de condoléances et remerciements après des condoléances.

Prévenir les proches éloignés

Les personnes qui vivent loin ou à l’étranger ont besoin d’informations pratiques, parfois pour organiser un voyage. Un message court et complet leur évite de multiples appels. Quelques repères :

  • Écrivez la date, l’heure et le lieu en toutes lettres, avec la commune et, si besoin, un renvoi vers le site de la chambre funéraire ou du lieu de la cérémonie.
  • Indiquez si la cérémonie sera ouverte à tous, ou limitée à la famille.
  • Ne mettez pas toute la famille en copie visible : utilisez la copie cachée pour un courriel envoyé à plusieurs destinataires, afin de ne pas diffuser les adresses de chacun.

Modèle de message pour un proche éloigné

Bonjour [prénom],

Je t’écris avec beaucoup de tristesse : [Prénom] est décédé(e) le [date]. Nous voulions que tu l’apprennes de nous.

Les obsèques auront lieu le [jour et date] à [heure], à [lieu]. Si tu souhaites venir, [indication pratique : gare, hébergement proposé]. Si tu ne peux pas être là, ta pensée compte beaucoup pour nous.

N’hésite pas à m’appeler quand tu le pourras.

Je t’embrasse, [Prénom]

Ce message s’adapte pour un SMS ou une messagerie. Les proches qui voudront répondre trouveront des idées dans message de condoléances.

Données personnelles et vie privée

Le défunt

La CNIL rappelle que le règlement général sur la protection des données (RGPD) ne s’applique pas aux données des personnes décédées. La loi Informatique et libertés prévoit toutefois des règles spécifiques sur les données après le décès (art. 84 à 86).

Les proches vivants

Les noms, adresses, numéros de téléphone ou autres informations permettant d’identifier des proches vivants restent des données personnelles. Un avis public, parfois consultable longtemps et référencé par les moteurs de recherche, mérite donc de la prudence. À titre de recommandation éditoriale, non d’obligation légale :

  • éviter l’adresse précise du domicile ;
  • éviter le téléphone et le courriel personnels en accès public ;
  • ne pas publier d’informations sensibles sur des proches sans leur accord ;
  • ne pas identifier des enfants au-delà de ce qui est nécessaire.

Vie privée et mémoire du défunt

L’article 9 du Code civil protège le respect de la vie privée des personnes vivantes, donc de la famille dont le nom figure dans l’annonce. Par ailleurs, l’article 34 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse prévoit un régime particulier pour l’injure ou la diffamation visant la mémoire des morts lorsque l’intention est aussi de porter atteinte à l’honneur ou à la considération de certains proches vivants.

Faire retirer un avis ou un résultat de recherche

Si la famille souhaite plus tard qu’un avis ne soit plus visible, deux démarches existent. La CNIL précise que le déréférencement retire un lien des résultats d’un moteur de recherche pour une recherche sur un nom, mais n’efface pas la page d’origine. La demande précise l’adresse (URL) du résultat et ses raisons ; le moteur dispose d’un mois pour répondre. Pour faire disparaître l’avis lui-même, il faut s’adresser à l’éditeur du site ou du journal qui l’a publié. Les conditions de retrait varient selon le service ; sur ce site, la famille peut demander le retrait depuis la page de l’avis.

Cette page présente des règles générales ; elle ne constitue pas un conseil juridique adapté à une situation particulière.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un avis de décès et un faire-part ?

Aucune définition juridique distincte n’a été identifiée : c’est une distinction d’usage. Le faire-part s’adresse à des personnes déterminées ; l’avis de décès s’adresse au public, par la presse ou en ligne.

Existe-t-il des mentions obligatoires ?

Aucune liste de mentions obligatoires n’a été identifiée pour un avis de décès de presse. Les mentions habituelles (identité, date du décès, cérémonie, formule de condoléances) relèvent de l’usage et du choix de la famille.

Y a-t-il un délai pour publier un avis de décès ?

Aucun délai général n’a été identifié. L’usage est de publier avant les obsèques lorsque l’avis sert à en informer.

Peut-on indiquer l’adresse du défunt ou des proches ?

Rien ne l’interdit de manière générale, mais l’adresse précise, le téléphone et le courriel de proches vivants sont des données personnelles : il est recommandé de ne pas les rendre publics.

Combien coûte un avis de décès dans le journal ?

Le tarif dépend du journal, de l’édition et du format retenu ; il est indiqué par le journal. Aucun tarif national n’a été identifié.

Faut-il prévenir les proches avant de publier un avis ?

Aucune règle ne l’impose, mais c’est l’usage et une marque d’égards : les proches directs sont prévenus de vive voix ou par message avant toute publication, pour qu’ils n’apprennent pas le décès par un support public.

Que faire ensuite ?

Sources

  1. CNIL — Mort numérique : droits et droits des héritiers — https://www.cnil.fr/fr/mort-numerique-effacement-informations-personne-decedee — consulté le 24/09/2026.
  2. CNIL — La loi Informatique et libertés — https://www.cnil.fr/fr/le-cadre-national/la-loi-informatique-et-libertes — consulté le 24/09/2026.
  3. Légifrance — Code civil, art. 9 — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006419288/ — consulté le 24/09/2026.
  4. Légifrance — Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, art. 34 — https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006419792/ — consulté le 24/09/2026.
  5. Service Public — Qui doit payer les frais d’obsèques ? (liste des frais funéraires, vérifiée le 01/01/2026) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F17059 — consulté le 23/10/2026.
  6. Service Public — Actualité sur le délai d’inhumation et de crémation porté à 14 jours calendaires (publiée le 17/07/2024) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A17531 — consulté le 23/10/2026.
  7. CNIL — Le déréférencement d’un contenu dans un moteur de recherche — https://www.cnil.fr/fr/le-dereferencement-dun-contenu-dans-un-moteur-de-recherche — consulté le 23/10/2026.